Un peu d’histoire… :


A l’apparition des premiers Hommes, déjà, le territoire malesherbois était habité. Malesherbes a traversé les grandes périodes de l’Histoire, comme en témoignent encore des vestiges, mémoire silencieuse gravée dans la pierre.

Edifices religieux

Eglise Saint-Martin de Malesherbes
Elle renferme une sculpture de la mise au tombeau (XVIe siècle), le buste de Monsieur de Malesherbes (XVIIIe siècle) et la pierre tombale (XIIIe siècle) provenant de l’église de Trézan, symbolisant les deux pouvoirs de la société féodale.
Pour en savoir plus : dépliant à télécharger

Oratoire de Trézan
Situé à Trézan, hameau de la commune de Malesherbes, l’oratoire se trouve à l’emplacement de l’église paroissiale détruite en 1821. Il renferme la statue en bois de Saint Guillaume de Jouy du Donjon, qui fut archevêque de Bourges en 1200. Une pierre tombale, issue de l’ancienne église, représentant Guillaume du Donjon et son frère Guy, se trouve dans l’glise de Malesherbes.

Cet oratoire se trouve rue Saint Guillaume (rue principale), à Trézan, près du pont de l’ancienne ligne de chemin de fer. 

 

 

Châteaux


Très prisée depuis le Moyen-Âge par les hauts dignitaires de la Cour de France, Malesherbes a vu fleurir deux majestueux châteaux. Au cœur des bois, leurs hautes tours renferment bien des secrets.

Château de Rouville


Edifié en 1492 sur les ruines d’un ancien château fort, le château domine la vallée de l’Essonne. Largement restauré au XIXe siècle par l'architecte Auguste-Joseph Magne, disciple de Viollet-le-Duc, de nombreuses modifications architecturales sont réalisées, dont une galerie de style Renaissance.
La chapelle date des XIIIe et XVe siècles et présente deux remarquables pierres funéraires.

Désormais propriété privée appartenant à la famille des Contes d’Aboville, il est possible de visiter les extérieurs du château, la chapelle et le pigeonnier, mais pas l’intérieur du château.
Les visites ont lieu du 1er avril au 30 septembre, les vendredis, samedis et dimanches, de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Tarif : 2,50 € - gratuit pour les moins de 12 ans – Tarif groupe sur demande.

Situé à la sortie de Malesherbes en direction de Boigneville, ce château est accessible à pied depuis le centre de Malesherbes (1,5 km par le GR1).

Château de Malesherbes

Les extérieurs et la façade

Une longue allée pédestre d'un kilomètre, tracée à travers un parc boisé de 100 ha, rejoint un carrefour en étoile marqué par un obélisque, d'où se détache à droite la chaussée pavée qui conduit au château. Précédé d'une vaste cour sablée, isolée de douves sèches, aujourd'hui traitée en parterre à la française, celui-ci présente une façade classique, en moellons enduits, chaînes d'angle en grès, encadrements et décor en briques.

Ce corps de logis, aux lignes régulières et équilibrées, a été construit entre 1718 et 1772 par Vrigny, architecte du roi, pour créer une enfilade de salons. Il s'adosse en effet à la courtine Est de l'ancien château médiéval, conservé par le chancelier.
Des quatre tours rondes qui en marquaient les angles, il en subsiste trois, aux extrémités des deux corps de bâtiment en équerre qui constituent le château actuel.
 

La cour des dépendances

La cour des dépendances est bordée de plusieurs bâtiments:
Le plus remarquable, celui des grands greniers, appelé "La grange aux dîmes" remonte à la fin du XIVè siècle et témoigne de l'importance des revenus de Jean de Montagu. Il comprend quatre niveaux planchéiés, supportés par des piliers en bois mouluré, et desservis par un large escalier à vis logé dans une tourelle latérale. Ajoutée à la fin du XIXème siècle, le portail d'accès aux caves est traité dans un style puissant qui rappelle Fontainebleau.

Un peu plus loin s'élèvent:
- La maison dite "de Chateaubriand", où furent cachés les neveux de l'écrivain, après la mort de leurs parents sur l'échafaud. C'est un logis simple et plein de charme, dont la lucarne ouvragée porte la date de 1776 et un décor tiré des armes de Mme de Rosanbo.
- La chapelle du XVème siècle de style "Gothique Flamboyant" rassemble les marbres de monuments funéraires dont le gisant de Louis Malet de Graville et de son épouse Marie de Balzac, sculpté par Pierre Bontemps, et le priant de François de Balzac d'Entragues et de son épouse Jacqueline de Rohan.
- Un des plus grands pigeonniers de France, datant de l'époque féodale, constitué de 1800 boulins.
- Une glacière de 12m de profondeur.
 

Histoire du Château de Malesherbes


Les propriétaires successifs du Château de Malesherbes furent de hauts diginitaires de la Cour de France : familles de Montaigu, de Graville, de Balzac d'Entragues et de Lamoignon.

Le 23 avril 1383, Jean de Montagu reçut le roi au "Bois-Malesherbes". Secrétaire de Charles V, qui "le chérit beaucoup", puis de Charles VI qui en fit le grand-maître de son hôtel, il fut le premier des grands officiers de la Couronne qui se succédèrent à Malesherbes. Sa fille Jacqueline épousa Jean Malet de Graville, grand-maître de France et leur petit-fils Louis Malet de Graville, amiral de France en 1486, fut "un de ceux qui eurent le plus de crédit et d'autorité à la Cour des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XIII". Mort en 1516 en son château de Marcoussis, mais enterré au couvent des Cordeliers qu'il avait fondé à Malesherbes, l'amiral avait amassé une fortune considérable.
Sa fille Anne, poétesse qui adapte Boccace à la demande de la Reine Claude, apporta le château à son cousin Pierre de Balzac d'Entragues, qui l'avait enlevée et épousée sans le consentement de l'amiral.

Quelque peu délaissé par ses successeurs, le domaine fut acquis en 1718 aux mains d'Alexandre d'Illiers d'Entragues, et remis en état par Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil (1683-1772), cadet de l'une des plus illustres familles parlementaires parisiennes, lui même premier président de la Cour des aides de 1746 à 1749 et chancelier de France de 1750 à 1768.

Son fils Chrétien-Guillaume de Lamoignon (1721-1794), s'attacha à cette terre dont il prit le nom. Il fut ce "M. de Malesherbes" qui incarne aux yeux de ses contemporains le type du "parfait honnête homme".
Homme des lumières, ami des philosophes, il correspondit avec tous les savants de l'époque et fut lui même dans les domaines scientifiques plus qu'un amateur. Passionné de botanique, il étudia l'acclimatation de diverses plantes dans son grand jardin situé à Malesherbes, sur les bords de la rivière Essonne (une des portes de ce jardin existe toujours).

Premier président de la Cour des Aides en 1749, il se rendit célèbre par ses "remontrances et sa résistance aux réformes de Maupeou". Directeur de la librairie - et donc de la Censure - de 1750 à 1763, il favorisa les encyclopédistes.
Exilé dans ses terres en 1771, il revint à Versailles en 1774 pour succéder au vieux duc de la Vrillière à la Maison du Roi, sous le ministère Turgot de juillet 1775 à mai 1776. Démissionnaire l'année suivante, mais rappelé en 1787, ministre sans portefeuille jusqu'en août 1788, M. de Malesherbes n'hésita pas, à 72 ans, à se proposer pour assurer la défense du roi Louis XVI devant la Convention.

Arrêté peu après dans ses terres, il mourut guillotiné en 1794, avec sa soeur, sa fille aînée Antoinette Thérèse Marguerite (1756-1794), son gendre Louis V Le Peletier de Rosanbo (1747-1794), frère de l'écrivain et l'époux de cette dernière, Jean-Baptiste de Châteaubriand (1759-1794), frère de l'écrivain.
Ils furent exécutés les 20 avril et 10 mai 1794, ce qui provoqua la désagrégation du domaine.

Celui-ci fut partiellement reconstitué au profit de l'arrière petit fils de Chrétien Guillaume, Geoffroy Louis de Châteaubriand (neveu de l'écrivain), puis transmis à ses descendants portant par le jeu des alliances les noms de Beaufort puis Lévis Mirepoix, princes de Robech, jusqu'au décès de la princesse de Robech, survenu le 30 septembre 1997.

Le groupe hôtelier des "Hôtels particuliers" racheta le château et l'exploita jusqu'en 2007. Il est aujourd'hui la propriété d'un particulier.

L’intérieur du château n’est donc plus visitable. Les propriétaires acceptent néanmoins la visite des extérieurs du château et de la Maison de Châteaubriand, de la chapelle, du pigeonnier et de la Grange aux dîmes, en été, du lundi au vendredi.

Monsieur de Malesherbes


En 1718, le Chancellier Guillaume de Lamoignon acquiert le château de Malesherbes, laissé à l'abandon depuis près d’un siècle.
Le nouveau propriétaire engage d’importants travaux (perçage de nombreuses fenêtres, encadrement des élégantes corniches...).

Son fils, Chrétien-Guillaume de Lamoignon, que nous connaissons mieux sous le nom de Monsieur de Malesherbes, naquit en 1721. Il suivit des études de juriste mais ses connaissances en géographie et en botanique étaient également très larges. D’ailleurs, en vous promenant le long de l’Essonne, vous découvrirez la porte d’entrée de son jardin botanique.
Sous le règne de Louis XVI, Monsieur de Malesherbes se vit confier le poste de Ministre de la Maison du Roi. Cette tâche consistait, notamment, en l’administration des 23 plus importantes provinces du royaume. Monsieur de Malesherbes se mit immédiatement au travail en visitant les prisons et en proposant d’adoucir les peines pénales : il ambitionnait un bouleversement de société, avec tolérance et ouverture d’esprit.

Monsieur de Malesherbes effectua de nombreux voyages d’étude. Ce fut au cours de l’un d’entre-eux (en Suisse), qu’il apprit l’arrestation de Louis XVI. Son retour en France fut très rapide. Il devint l’interlocuteur privilégié du Roi pendant sa détention à la conciergerie.
Cette relation valut à Monsieur de Malesherbes et à sa famille d’être arrêtés. Le 22 avril 1794, Chrétien-Guillaume de Lamoignon mourait sur l’échafaud, en même temps que sa fille et ses petits-enfants.

 

Obélisques


Au début du XVIe siècle, Picard, La Hire et les Cassini mesurèrent le méridien origine de Paris, de Dunkerque au Mont Canigou. En 1739 et 1740, Cassini de Thury et Lacaille effectuèrent une seconde mesure de la Méridienne. En 1740, Cassini décida de baliser la ligne méridienne par 96 obélisques. On ignore combien d’obélisques furent construits mais il n’en reste que 3 connus aujourd’hui : à Montmartre (à côté du Moulin de la Galette), à Manchecourt (sur la route de Malesherbes à Pithiviers) et à Orveau-Bellesauve (sur le route de Malesherbes à Gollainville).
Les obélisques de Manchecourt et d’Orveau mesurent 7m de haut et ont été érigés en 1748. Ils sont espacés de 4650m. Ils étaient, à l’origine, surmontés d’une fleur de lys, remplacée après la Révolution de 1789 par un pique de fer. Ils ont été classés Monuments historiques par arrêtés ministériels en 1916.
En 2000, dans le cadre de la Méridienne Verte, une double rangée d’arbres a été plantée à Orveau-Bellesauve sur le tracé de la Méridienne par les élèves des écoles de Coudray et Malesherbes encadrés par les lycéens du lycée agricole de Beaune-la-Rolande.

 

La porte de l’ancien jardin botanique (XVIIIe siècle)

 

Elle est située à l’entrée de Malesherbes, sur les bords de l’Essonne, à gauche en venant de Fontainbleau. Elle a été aménagée en 1770 par Monsieur de Malesherbes, passionné de botanique. Il y a beaucoup travaillé, tout au long de sa vie, sur l’acclimatation de plantes exotiques ou tout simplement étrangères à notre région.

 

Le lavoir des Tanneurs

 

Il est situé à l’entrée de Malesherbes, à droite en venant de Fontainbleau.
Plusieurs fois démonté et remonté, il a été finalement restauré et réimplanté bénévolement en 1985.

 

Pour en savoir plus

 

Si vous souhaitez en savoir davantage, n’hésitez pas à nous rendre visite.
Un livret de découverte de Malesherbes est en vente à l’Office de Tourisme, et des visites de ville sont effectuées environ 3 fois par an par une historienne bénévole.

 

Esprit nature :

 

Des paysages variés
Le territoire malesherbois, situé dans le Nord du Loiret, est bordé par la plaine de Beauce, la Vallée de l’Essone, le Gâtinais et la Brie. A seulement 1h de Paris et d’Orléans et à 30min de Fontainebleau, il bénéficie de paysages variés. A l’ombre des bois garnis de mystérieux rochers de grès, au bord de l’eau ou à travers les chemins fleuris, vous trouverez ici calme, détente et ressourcement.


Le jardin du Noyer
Ce jardin privé de 3500 m² est situé en centre ville de Malesherbes, entre l’église et la mairie. Sans doute créé au XVIIIe siècle, il fut redessiné au XIXe siècle, inspiré par l’école de l’architecte E. André. Caractéristique des jardins des maisons bourgeoises du XIXe siècle, ce jardin est entièrement clos de murs. Il comprend un jardin potager et un parc paysager. On peut notamment y voir un grand noyer d’Amérique.

Il est ouvert du 1er juillet au 30 septembre, du mercredi au dimanche. Une visite à lieu à 14h30. Prix d’entrée : 1 € symbolique.
Outre les visites, des animations à vocation pédagogique sont développées avec des enfants encadrés par leur enseignant ou animateur.

Pour tout renseignement, s’adresser à :
M. et Mme BOULIER
3 bis, rue de l’église à Malesherbes
Tél : 02 38 34 72 13

 

Loisirs à proximité :


Pour agrémenter vos journées, vous pourrez profiter de diverses activités. Que ce soit le nez dans l'eau, la tête en l'air ou les pieds sur terre, tous les milieux sont ici propices à la détente, aux jeux, aux découvertes, à l'exercice.

Circuits de randonnée
Quatre circuits balisés, de distances croissantes, ont été créés, avec l'aide du Club des Marcheurs Malesherbois, pour permettre à tous, promeneurs du dimanche ou randonneurs aguerris, de découvrir Malesherbes et ses alentours. Un livret des randonnées pédestres et naturalistes est disponible à l'Office de Tourisme (3€) pour vous guider et vous permettre de découvrir la flore tout au long de ces parcours.

Pêche
Il est possible de pêcher dans la rivière Essonne, qui longe la ville de Malesherbes. L'association de pêche malesherboise « Le Brochet » gère, en plus de Malesherbes, d'autres localités traversées par l'Essonne. Si vous souhaitez vous adonner à ce loisir, adressez-vous à l'Office de Tourisme. Un guide gratuit pourra vous être remis et des cartes de pêche sont en vente.

Base de Loisirs de Buthiers
A seulement 3 km de Malesherbes, la Base de Loisirs de Buthiers, située au coeur d'un parc boisé de 140 Ha, propose de nombreuses activités, pour tous les âges et tous les goûts :
 piscine et centre de détente (en été)
 loustic aventure (de 3 à 12 ans)
 poney club
 parcours aventure (dès 3 ans)
 escalade (sur blocs naturels et en salle)
 VTT, vélos funs et skike
 laser quest
 patinoire (toute l'année)
 tir à l'arc
 astronomie
 salle de fitness
 parcours pieds nus
 activités funs
 centre aéré et stage tonic

Base Régional de Plein Air et de Loisirs de Buthiers
73 rue des Roches – 77760 Buthiers
Tél : 01 64 24 12 87 – Fax : 01 64 24 15 79
Courriel : bpa-buthiers@wanadoo.fr
Site internet : www.base-de-buthiers.com

Golf d'Augerville
Ce golf de 18 trous est situé à 7 km de Malesherbes, dans un parc de 110 Ha ayant pour toile de fond le cadre magnifique du Château d'Augerville-la-Rivière. Il dispose également d'une brasserie, d'un restaurant et d'un hôtel ****.

Château d'Augerville
Place du Château – 45330 Augerville-la-Rivière
Tél : 02 38 32 12 07 – Fax : 02 38 32 12 15
Courriel : reservation@chateau-augerville.com
Site internet : www.chateau-augerville.com

Chèvrerie de Boisminard
A 3 km de Malesherbes, la chèvrerie de Boisminard, située à Nanteau-sur-Essonne, accueille le public pour faire visiter son exploitation de chèvres, assister à la traite et déguster les fabrications artisanales à base de lait de chèvre. Les repas de groupes sont possibles sur réservation.

Chèvrerie de Boisminard
Route de Boisminard – 77760 Nanteau-sur-Essonne
Tél / Fax : 01 64 24 18 45
Possibilité de déjeuner tous les midis. Groupes sur réservation.

Baignade de Malesherbes
La piscine municipale est ouverte toute l'année.
Cliquez ici.

La Coulée Verte de Malesherbes
Un parcours santé, situé dans la Coulée Verte, en contrebas des ateliers municipaux, est composé de huit stations destinées à tous les publics. Un skate-parc constitué de deux modules pour rollers, BMX et skate-boards est installé près du bassin d'apprentissage. Des aires de jeux sont disponibles pour les enfants.
Cliquez ici.